Histoires de ...

Ricqlès

Originaire d'Amsterdam, Samuel Heyman De Ricqlès  s'installe à Lyon et se spécialise dans la soierie.

 

 Passionné de botanique, il étudie la culture du mûrier pour l'élevage du ver à soie  et  de la menthe pour ses vertus thérapeutiques.

 Il parvient à isoler les principes actifs de la menthe et, par distillation, en obtient un extrait pour l'instant non utilisable.

 

 En 1938, il a l'idée d'ajouter à cet extrait  de l'alcool chauffé à haute température ce qui rend le produit consommable. L'alcool de menthe est né.

 

 Ce n'est qu'en 1840, lors des inondations du Rhône, que H. de Ricqlès utilise sa découverte pour soulager les gens et éviter la propagation des épidémies  de diarrhée et de choléra.

 Le brevet  est déposé en 1849.

 

Après son décès, un de ses fils Edouard fait enregistrer en 1857:  le titre, le flacon et la marque: "Alcool de menthe de Ricqlès".

 

 En 1869, Edouard et ses frères, Joseph et Vital, fondent la société Ricqlès et Compagnie.

 

 C'est durant la Grande Guerre de 14-18 que les bonbons sont créés pour les soldats. Quant à l'alcool de menthe, il sert à atténuer les "mauvaises odeurs" et à purifier l'eau.

 

 En 1958, le soda Risqlès est fabriqué par les brasseries de la Meuse à Vivor.

 En 1959, c'est Vittel qui développe la marque.

 La société Ricqlès et Cie fusionne en 1970 avec Zan,  puis avec Haribo en 1986.

Pernod Ricard achète la marque en 1996 et la rattache à Orangina France

 

En 2001, Cadbury Schweppes reprend la marque qui devient en 2008 Schweppes Ricqlès. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ricqlès,

la menthe forte qui réconforte

 

 

 

Car

Isaac Carenou, Alfred Bonifas et Cie étaient locataires de la réglisserie Barre à Moussac (Gard).

 

 Grâce au financement d'Ernest Guizot, ils font construire en 1866 un premier atelier .

 En 1871, I. Carenou dirige seul l'usine.

 En 1873, il s'associe à son gendre Georges Tur (cousin d'Aubrespy dépositaire de la marque Zan) .

 Une deuxième usine est créée à Sarragosse (Espagne).

 

 L'usine de Moussac est complètement transformée de 1897 à 1903.

 

 A la mort de G.Tur, en 1913, Elie Carenou (fils d'Isaac) et son gendre Auguste Colomb* dirigent l'usine et déposent la marque Car.

 

 En 1962, la marque est absorbée par Ricqlès qui, à son tour, fusionne  avec Zan en 1970.

 

 Haribo, en 1986, rachète le tout.

 L'usine de Moussac sera fermée en 1989.

 

*Auguste Colomb de Daunant:  membre d'une famille de grands propriétaires terriens, de mas agricoles et d'usines du Gard.

 

    

  

 

 

 

 

 

 

 

 Collection MdC 

 

Les pâtes pectorales

Au  début du XXème siècle, les spécialités pharmaceutiques ont remplacé les remèdes.

 

La présentation  du produit va prendre alors une grande importance. L'usage des boîtes en métal va se développer. Elles sont pratiques, faciles à glisser dans la poche et, parfois,  bien décorées.

 

Les pâtes pectorales sont les premières à bénéficier  de cette présentation ainsi que les tablettes et les pastilles.

 

C'est  au XVIIIème siècle qu'une formule est élaborée: la pâte est obtenue après  évaporation d'un mélange de sucre et de gomme dans un liquide.

Ici, l'une est à l'eucalyptus pour la guérison des rhumes, grippes…, l'autre est la "pastille des fumeurs".

Certaines pâtes pectorales, comme celles du pharmacien Dégenétais, étaient à base de mou de veaux.

 

 

    

   

 

 Collection MdC 

 

Moinet Vichy Santé

La confiserie Moinet fait, en 1932, l'acquisition de la source Roger située à Hauterive près de Vichy.

Les sels minéraux sont extraits de cette eau et incorporés dans la pastille.

 

En 1955, la production devient industrielle.

La pastille qui était à l'origine découpée à l'emporte-pièce est maintenant comprimée à partir d'un granulé sec dans des comprimeuses rotatives automatiques ce qui permet d'augmenter considérablement la production.  

En janvier 1972 la confiserie devient la société Moinet Vichy Santé.

 

En 1978, il ne reste plus que deux fabricants: la Société Nouvelle des Pastilles de Vichy (apparue en 1973) et La Société Moinet.

 

En 1999, la société transfert sa production sur le site du Bioparc à Hauterive.

 

La boîte présentée contenait des sucres d'orge de Vichy.

 

    

Les blasons de dix villes "en Pays Bourbonnais" y sont représentés.

 

De gauche à droite sur la première ligne on trouve les villes de: Moulins,  Lapalisse,  Hérisson, Varennes sur Allier et  Gannat .

 

Sur la deuxième ligne: Chantelle , Montluçon , Ebreuil, Saint Pourçain sur Sioule et Vichy .

 Collection MdC 

 

 

Dupont d'Isigny

En 1889, MM. Dupont et Roussel créent une société en nom collectif pour exploitation d'un fonds de commerce de beurre à Isigny.

 

A la mort de M Roussel en 1919, la société prend le nom de Dupont Frères.

En 1932 naît Dupont d'Isigny.

 

La société, vers les années 30, avec le surplus de lait, conçoit d'autres produits et, en 1937, Ernest Fleutot, un des ouvriers, mélange des recettes un peu par hasard, le caramel d'Isigny est né.

 

En 1990, les dragées Jaquin intègrent la société qui, en 1995, déménage de La Cambe pour s'implanter à Carentan.

C'est en 2006 que le groupe Sucralliance, (regroupement de 4 sociétés de confiseries de sucre - branche confiserie du groupe Cémoi), fait l'acquisition de Dupont d'Isigny.

 

En 2008, l’usine reçoit la certification IFS (International Food Standard) reconnue par les marques distributeurs .                                               

 Collection MdC 

 

 

Les tablettes blanches

 

L'origine des tablettes.

 

 En 1889, Desrousseaux écrivait à propos des tablettes:

" Petit morceau de sucre avec lequel on boit le café; on le divise généralement en quatre parties égales de manière à n'employer qu'une tablette pour quatre tasses"

"Il va sans dire que la tablette est aussi une petite douceur que l'on donne aux enfants. Son prix était autrefois d'un liard, au détail. Il n'est plus que d'un centime depuis que les liards ont été retirés de la circulation"

 

Desrousseaux évoque également la tablette noire:  un composé de mélasse cuite coulée dans de petits carrés de papiers huilés et relevés aux quatre coins. La même matière se vend également dans des cornets de papier appelés "cornets de chirop"

 

   L'histoire de la société.

 

La marque de la société F. Leroux (Confiserie du Nord) et L. Dupont, 16 rue des Arts à Roubaix  a été déposée auprès du greffe du tribunal de Roubaix le 25 novembre 1920.

 

En 1926 la société devient " Société L. Dupont et fils" - marque "La Ruche".

 

S'y sont succédés ensuite: Louis Dupont(1) ,Louis Dupont (2)  puis Paul et Jean Dupont.

L'affaire a été reprise en 1983 par la société "Outsi".

 

Les machines sont transférées à La Chapelle d'Armentières. Les derniers paquets de tablettes disparurent des rayons vers l'année 2000.

 

                                                 Collection MdC  

 

 

La Société "La Ruche"  fabriquait, également des tablettes brunes, des tablettes à la menthe, au miel, des bonbons, des fondants et le Choruky (une pâte à tartiner au chocolat.) 

 

               

 

Collection MdC  

 

 

Chocolaterie-Confiserie Saint-Jacques

 

Fondée en 1930, La Chocolaterie-Confiserie Saint Jacques se trouvait Avenue de la Marne à Tourcoing. Un deuxième site était situé à Mouscron en Belgique.

 

Les spécialités étaient : tours au miel, tours à la menthe verte, olgas aux ananas, doubles acidulés, prunes St-Jacques, Royal crémant, citron naturel, pectoraux  et le chocolat Impéria.

 

En mars 1972, la C.I.P.A.* achète 50% des actions de la Chocolaterie.

Toute la production sera transférée sur le site Quai de Dunkerque à Roubaix.

 

 

Ces lettres, de 1953, concernent le nouveau règlement de la médecine d'usine et plus précisément: l'accord pour "le renouvellement, tous les deux ans, des membres ouvriers faisant partie de     l'Association pour la gestion du centre Médico-Social."

 

Collection MdC   

  

*Compagnie Industrielle de Produits d'Alimentation, ancienne S.I.P.A (Société des Produits d'Alimentation) née de la fusion, en 1966 de la Chocolaterie Saint Pierre et de la Fabrique de Confiserie Fine E. Lamy .

 

                                                     
 

 

Les Bergamotes de Nancy

 

La bergamote est originaire de la  Calabre et de la Sicile.

   Elle est le résultat de l'union d'un citronnier à fruits doux et d'une variété d'oranger.

  Les Turcs la baptisent "beg-armadé": les poires du seigneur. 

 

 

Au  XVème siècle, le Roi René, duc de Lorraine, roi de Naples et de Sicile l'introduit en Lorraine. 

 

Le roi Stanislas, au XVIIIème siècle, en raffole. L'essence de bergamote parfume ses pastilles, ses sucres d'orge et même certains de ses plats.

 Vers 1850, Jean-Frédéric Lillich, originaire du Wurtemberg, s'installe à Nancy. A la demande d'un ami, il marie l'essence de bergamote à un sucre cuit. C'est le succès.

 

  En 1901, Albert Lalonde, dernier propriètaire, conditionne les bergamotes dans des boîtes en fer imprimées représentant la place Stanislas de Nancy.

 

Collection MdC      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bonbon à la bergamote est protégé par une indication géographique protégée (IGP) de l'Union européenne depuis 1996.

 

 

Bouquet d'Or

 

En 1851 les frères Rousseau, associés à Louis Mullier, créent une fabrique de chicorée et une usine de sel à Villeneuve d'Ascq (à l'emplacement actuel de l'usine). L'entreprise ne compte alors que cinq ouvriers.

 

Paul Rousseau succéde à son père: André, et ajoute à l'activité de l'entreprise la fabrication du chocolat. La marque "Au Bouquet" est créée. Elle symbolise la fleur de la chicorée.

 

La chocolaterie Rousseau se spécialisera dans tous les genres de chocolats: du chocolat à cuire à la praline. Peu à peu, la marque ''Au Bouquet" sera remplacée par "Bouquet d'or".

 

C'est à partir de 1987 que commencent les rachats et les fusions avec: Buitoni (1987), Nestlé (1988), le groupe Fipar (1989). En 1994, Bouquet d'or entre dans le groupe Cadbury Scweppes et rejoint Poulain chez Cadbury France.

En  2003, le groupe français Cémoi rachète la chocolaterie.

 

Son plus grand succès:le "Petit Ourson"créé en 1962

Sur ce courrier envoyé à la Chambre syndicale, en 1951, l'entreprise a un effectif total de 47 personnes.

 

INA mars 1987

 

 

Les Marcelines douaisiennes

 

Pascal Obispo met les poésies de Marceline Desbordes-Valmore en musique, Le confiseur C. Lasnier de Douai invente les "Marcelines douaisiennes"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boîte carton, collection MdC

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore est née à Douai le 20 juin 1786. (Paris 1859)

 

Par son style, elle rappelle les romantiques et est un précurseur de la poésie moderne. 

Rimbaud et Verlaine admirent la femme et son style.

 

Le confiseur C. Lasnier de Douai crée, en son honneur, les Marcelines douaisiennes. (des chocolats,)

 
 

 

Sur la boîte on peut lire un extrait d'un de ses poèmes.

 

(Copie du texte inscrit près de la statue)

 

A mes enfants

 

Je ne demande rien au passé. Je l'oublie.

Je ne demande rien au douteux avenir,

Ma vie est dans vos yeux et ma mélancolie

S'envole vers le Ciel quand vous allez venir.

 

 

La confiserie Fémina

 

                   
papier à en-tête collection Maison de la Confiserie
 

" Fémina, Fémina, Fémina, un jour,

Fémina, Fémina, Fémina, toujours"

 

Crée par M.Gérard Vermaele, la confiserie Fémina se trouvait au 146 rue du docteur Calmette à Loos.

Le Chef de fabrication était M.Ezermann et le Directeur commercial: M. Rickbusch.

 

 Parmi les spécialités, on pouvait trouver : les Fémina mint, les Fourrés fruit, l' Assortiment riche, et les Butter roc.

Ce bonbon  était, suivant la publicité, "plus qu'un caramel, un fabuleux toffee".

Il y avait aussi: Croqmandl, Pistachine, Grenoblois ...

 

M. Vermaele pensait que son fils Edmond lui aurait succédé. Comme ce ne fut pas le cas, la confiserie a été vendue à M.Cornillot.

 

 En 1965, avec la Pie qui Chante et trois autres entreprises de confiserie (KBO, MOB'S, Clausse)  Fémina rejoint la Générale Alimentaire qui réunit déjà, depuis 1963, les sociétés Unimel, Amora, Francorusse et Vandamme.

      

De nos jours,

l'usine a été transformée en lofts et sa façade est classée.

 

 

 

 

 

 

 

Le calisson d'Aix

 

                         
boîte carton collection Maison de la Confiserie

 

Il existe plusieurs histoires sur l'origine du nom "calisson".

Voici celle qui a trait au Roi René*.

 

Jeanne de Laval était réputée pour être austère et grognon.

Lors de son mariage en 1454 avec le roi René, une friandise lui fut offerte.

Jeanne, en la dégustant, sourit. L'événement était si surprenant qu'un convive demanda à son voisin ce que dégustait la reine avec tant de plaisir. Celui-ci lui répondit: "Di calin soun" (ce sont des calins).

 

C'est ainsi que naquit le mot "calisson" et peut-être sa forme: le sourire d'une reine.

 

*René d'Anjou, ou René 1er d'Anjou, ou encore René 1er de Naples ou René de Sicile, surnommé par ses sujets provençaux, le Bon Roi René .

 

 

Chuques du Nord

 

Article de A-S Hache

paru dans La Voix du Nord du dimanche 28 juin

 

                            
boîte métal collection Maison de la Confiserie


Les Chuques, le goût et l'accent du Nord

 

C'est un petit bonbon reconnaissable entre mille grâce à son petit emballage blanc rayé de rouge. Il a été confectionné pour la première fois en 1887, par un confiseur gourmand.

 

Cela faisait bien trois siècles que je n'avais pas croqué dans un Chuque du nord - encore que "croquer" est une entreprise ambitieuse en la matière sauf à y risquer une dent - tous les amateurs en conviendront, il faut laisser fondre.

La dernière fois , c'était chez ma mémé. Elle en avait toujours un paquet planqué dans le tiroir à bonbons (et à nonnettes). Les friandises les plus sucrées avaient sa préférence. D'où son goût pour les Chuques du Nord qui portent si bien leur nom: une friandise très "chucrée" mais au goût très différent aussi. Inimitable pour tout dire.

C'est pour le retrouver et renouer avec un parfum d'enfance qu'on a acheté une boîte la semaine passée. Notre palais a de la mémoire, retrouvant cette saveur mêlant un puissant et tenace goût de café, subtilement mêlé à celui de caramel.

La légende raconte qu'un confiseur douaisien a eu un jour l'idée saugrenue de verser le reste de sa tasse de café brûlant sur un caramel. Découvrant que le bonbon en refroidissant, avait durci mais gardé un cœur tendre à l'intérieur, il s'est dit qu'il tenait là une friandise.

 Les Chuques du Nord étaient nés. Prêts à parfumer le tiroir à douceurs de ma mémé.

 

En complément:

 

Les Chuques du Nord ont été inventés par Victor Piteau en 1887.

A l'origine ils portaient le nom de "Chuques du père Piteau".

Actuellement ils sont distribués par Le Comptoir des Flandres 159 rue de Verlinghem à Lambersart.

Vous y trouverez aussi les Bêtises de Cambrai, les Chiques de Bavay... et de délicieux biscuits!

 

 

 

 

 

 

Bonbons de Royat

 

 

 

boîte en métal collection Maison de la Confiserie

 

La ville de Royat est une station thermale située dans le Puy de Dôme.

Napoléon III et l'impératrice Eugénie la rendirent également célèbre.

 

Son bonbon est vendu dans une boîte métallique où sont représentés les monts d'Auvergne, l'église romane fortifiée et les armoiries de la ville surmontées de la couronne comtale. 

 

Pastilles à l'eau de la grotte

                                                                                                                                                                                                                                

 

C'est en 1858 que Bernadette Soubirous déclara avoir vu une Dame à la grotte de Massabielle.

 

Le 25 février, au cours de la neuvième apparition, jaillit pour la première fois, au fond de la grottela source dont les effets miraculeux se manifestèrent aussitôt.

 

Les pastilles à l'eau de la Grotte font référence à cette source miraculeuse.

 

L'un des fabricants est la "Pastillerie Malespine". Ses bonbons sont à base d’eau de Lourdes, de sucre glace, d'arômes naturels  de menthe, de citron ou d'anis.

 

 

 

Les bêtises de Cambray

                   

 

La ville de Cambrai se nommait à l'origine Camaracum, ce qui voudrait dire "chambre de craie".

 

En effet, Cambrai possède de nombreuses carrières de craie ainsi que des souterrains.

 

La forme de la bêtise de Cambrai, en coussinet,  est peut-être un clin d'oeil à la forme voûtée de ces chambres.

 

Par contre, l'écriture "Cambray", qui figure sur la boite, est peu utilisée.

 

Est-ce pour anoblir la "bêtise" et lui donner un style moyen-âgeux qu'il a été utilisé ou pour profiter à un fabricant porteur du même patronyme que le célèbre bonbon?

(Ce nom est porté par plus de 80 familles dans le département de la Somme.)

 

 

 

Les pâtes pectorales de Félix Potin   

 

 

 

C'est en 1854 que Félix Potin loue sa première épicerie et la gère  avec des méthodes novatrices: les prix sont affichés, les marchandises sont  bon marché et certains produits courants sont parfois vendus à perte . Le manque à gagner est compensé par les marges réalisées sur les produits de luxe comme le cacao ou les confiseries.

 

 Pour réduire les coûts, il modifie son réseau d'approvisionnement et s'intéresse à la fabrication des produits.

 

 A l'époque, on ne connait encore que le sucre cassé à la main. L'opération est déjà mécanisée dans les usines Potin. Le sucre arrive empaqueté, pesé et marqué au nom de l'entreprise. Le produit de marque fait son apparition.

 

Sur cette boîte, on retrouve le produit de marque: les pâtes pectorales Félix Potin, son poids et l'adresse des différents magasins.

 

 

 

 

Le sucre d'orge de Vichy    

 

                                                                                                                                                                                                                                                                            
Boîte métal                                     Collection Maison de la Confiserie

 

 

Pour colorer le sucre cuit, une légère décoction d'orge perlé peut être utilisée. Quoi de plus naturel qu'une eau thermale entre dans la fabrication de cette préparation.

 Ainsi, de  nombreuses stations comme Plombières et Evian firent du sucre d'orge une de leurs spécialités.

 A l'époque de Napoléon III les villes d'eaux étaient très à la mode. L'impératrice Eugénie appréciait particulièrement Vichy. De ce fait, le sucre d'orge de Vichy fut remis au goût du jour. 

 

 

La trêve des confiseurs 

 

C'est pourtant entre Noël et le jour de l'an que les confiseurs travaillent le plus!

 

En 1874, les députés débattent sur la future constitution de la troisième république.

La fin d'année est peu propice aux débats. Chacun préfère songer aux fêtes, aux cadeaux et aux confiseries à offrir.

A la chambre, les députés décident d'une "trêve" politique pour calmer les hostilités. 

Les journaux satiriques imaginent alors l'expression "trêve des confiseurs".

 

Cette période de l'année correspond à la "Trêve de Dieu" instaurée par Saint Louis en 1245 et à la "Trêve de Noël" durant la guerre 1914-1918.

 

La confiserie Stella

   

C'est à Wattrelos (conurbation de Lille, Roubaix,Tourcoing)

que se trouvait la confiserie Stella.

 

Elle était spécialisée dans la fabrication de cacao, chocolats

et produits de confiserie.

 

D'abord dirigée par les frères Paul et Louis Cardon elle est

reprise par le groupe Haribo.

Elle cesse ses activités en Juillet 2011.

 

La boîte représentée est en bois fermée par un petit crochet

métallique et contenait des chocolats.

 

 
 

La confiserie Thomas

    

 

 

 

Francorusse

           

 

 

 

La confiserie  L. Capelle  Le sucre d'orge de Tours